
En m’ouvrant la porte vitrée qui donne accès aux bureaux montréalais de Tandberg, Vincent Barberger me lance d’emblée: «Vous parlez anglais?» Un peu surpris, je réponds que oui mais que je préfère faire l’entrevue en français. «Non, non, ce n’est pas pour ça; nous sommes en vidéoconférence avec Annicken Rod, la «Chief Cultural Officer» chez Tandberg. Elle ne parle qu’anglais. Nous vous attendions!»
Responsable des ventes Est du Canada pour Tandberg, une firme norvégienne, numéro un mondial dans la vidéoconférence (tout juste rachetée par l’américaine Cisco), Vincent Barberger m’entraîne dans une salle moderne faiblement éclairée. Nous prenons place côte à côte devant une table rectangulaire. Derrière nous, un mur de verre bleu ciel légèrement éclairé. En face, sur un écran plat géant, je pourrais presque serrer la main d’Annicken Rod. Sa «présence» dans la pièce est assez étonnante. Une impression accentuée par la taille de l’écran et la netteté de l’image. Elle nous parle pourtant d’Oslo, en Norvège et nous voit aussi nettement de son côté.
Durant une vingtaine de minutes, elle nous entretient des valeurs de Tandberg, de l’humour caractéristique et de la franchise des Norvégiens, du plaisir que doivent avoir les gens à travailler dans cette boîte, du sentiment d’entrepreneurship que chacun peut manifester entre la naissance d’une bonne idée et sa réalisation, une attitude très encouragée. Bref, d’une culture d’entreprise gagnante, soutient-elle.
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