Le MBA

Bulletins

Janvier 2010 - Thaïlande

Daniel Desjardins: le voyage comme mode de vie

Déjà quand il étudiait en génie électrique à l’École Polytechnique, il voulait faire son MBA. «Je voyais le MBA comme un passeport vers la liberté», dit Daniel Desjardins, fondateur de la Librairie Ulysse et de la maison d’édition qui est venue s’y greffer ensuite. Son diplôme lui a apporté la flexibilité qu’il voulait dans sa vie professionnelle. Il lui a aussi permis de développer les outils nécessaires pour créer une entreprise et la gérer de façon atypique.

«Je savais que mon goût du voyage ne serait pas naturellement compatible avec les horaires très cadrés qu’on exigeait des ingénieurs, spécialement dans les années 1970», dit cet entrepreneur dans l’âme, qui passe presque la moitié de l’année en dehors de Montréal, la plupart du temps dans des contextes de travail.

Comme éditeur de guides de voyage, Ulysse occupe une place enviable dans le marché francophone avec ses publications sur le Québec, les États-Unis, les Antilles, les pays d’Amérique centrale.

Daniel Desjardins est fier d’avoir pu, avec ses associés, monter une équipe et créer des contenus qui aident les voyageurs à mieux profiter de leurs déplacements. Nous l’avons rencontré au siège social d’Ulysse, rue St-Denis, à Montréal, peu de temps avant son départ pour une destination qu’il affectionnne particulièrement : la Thaïlande. Il nous a parlé de son parcours professionnel, de l’évolution de son entreprise et un peu de ses voyages.


Octobre-Novembre 2009 - Les biotechs au Québec

Donald Olds
Un MBA dans les biotechs
Vision et tolérance au risque

Donald Olds est directeur de l’exploitation et directeur financier d’Aegera Thérapeutique, une société montréalaise de biotechnologie. Aegera a vu le jour en 2000. Elle devrait lancer son premier médicament en 2014. Pour faire vivre et progresser cette entreprise de 50 employés, il a fallu 130 millions de dollars jusqu’à maintenant. Et il en faudra encore une centaine au cours des cinq prochaines années. À terme, on parle d’environ 250 millions de dollars et 14 années de travail. « Tout ça, avant d’enregistrer la première vente », explique Donald Olds. Autre élément qui vient compléter le tableau dans lequel évolue notre MBA du mois : bon an, mal an, les organismes réglementaires approuvent entre 20 et 25 nouveaux médicaments. C’est très peu, compte tenu de toutes les recherches qui se font dans le monde. Par ailleurs, signale-t-il, le succès financier n’est pas le seul moteur de ceux qui l’accompagnent dans cette aventure. « Au-delà de l’argent, nous sommes tous motivés profondément par le désir de créer un médicament qui fera une différence dans la vie des malades. » C’est sans doute pour cette raison que même s’il connaissait peu les biotechs à son arrivée dans la compagnie il y a sept ans, il s’y est tout de suite senti chez lui.
Rencontre avec un homme qui a une vision à long terme, une bonne dose d’idéalisme et une grande tolérance au risque.


Août-Septembre 2009 - Infrastructures au Québec

Emilio Imbriglio
La passion des grands projets et des enjeux sociétaux

Emilio Imbriglio dirige le service de Finances d’infrastructures publiques de Raymond Chabot Grant Thornton. Son équipe, active dans plusieurs dossiers au Canada, joue actuellement un rôle de premier plan dans le financement en mode partenariat public privé du CHUM et de son centre de recherche, un grand projet dont notre MBA du mois verra avec fierté l’avancement par les fenêtres
de son bureau, rue de la Gauchetière, à Montréal. La liste de ses réalisations est longue : études de deuxième cycle en comptabilité, MBA avec une double concentration en finance de l’immobilier et en informatisation des entreprises, 18 ans d’enseignement aux universités Concordia et McGill, nombreux projets de financement et de fusion-acquisition au Canada comme à l’étranger, implication dans plusieurs causes humanitaires sociales et culturelles, etc.

Profondément attaché à ses racines italiennes, mais montréalais avant tout, il est motivé par le désir de redonner à la communauté. Depuis 1997, il siège au Conseil d’administration de l’hôpital Santa Cabrini dont il est maintenant président. C’est là qu’il nous a reçu, entre deux réunions  préparatoires au 50e anniversaire de l’hôpital dont les célébrations auront lieu en 2010.


Juin-Juillet 2009 - Dubaï

François Gamache
Architecte d'une "internationalisation" réussie

Notre MBA du mois est François Gamache, directeur général de Lefebvre Gulf Canada. Ingénieur de formation, il a commencé sa carrière chez Air Liquide en 1987. Treize ans plus tard, à la recherche de nouveaux défis, il accepte un poste en développement des affaires chez Lefebvre, une PME québécoise dont les origines remontent au début du 20e siècle. Peu de temps après, il deviendra directeur général. C’est sous son leadership que Lefebvre Gulf Canada (Gulf pour Golfe Persique) a relocalisé une partie des ses activités dans la zone franche d’Hamriya, aux Émirats arabes unis. L’entreprise y a désormais une base à partir de laquelle elle peut offrir son expertise pour la fabrication d’équipement spécialisé pour les alumineries au Moyen-Orient. Lefebvre est également présent en Russie et au Canada où elle offre une panoplie de services techniques.


Mai 2009 - Implication sociale et hors travail des MBA

Sandra Péloquin
La banquière qui voyage "autrement"

Notre MBA du mois s’appelle Sandra D. Péloquin. Elle est directeur au développement des affaires, à la succursale de l’est-de-l’île de Montréal de la Banque de développement du Canada. Son parcours professionnel, commencé en communications, a évolué vers le monde des affaires suite à une expérience de travail qui l’a mise en contact avec des exportateurs de produits alimentaires. Pareillement, le bénévolat est entré dans sa vie à la suite de lectures sur le sujet. Le Bulletin rencontre aujourd’hui une voyageuse qui se fait volontiers championne du concept voyager et donner autrement . «On a tendance à mettre les gens qui font du bénévolat dans une catégorie à part, dit-elle. On prétend qu’ils ont un grand coeur. Or, nous avons tous des sentiments. Et nous sommes tous capables d’apprécier la satisfaction que procure le fait de donner quelque chose aux autres. À des degrés divers, je le reconnais, mais ce n’est pas vrai que le bénévolat est réservé seulement à un type de personnes.»


Avril 2009 - Gestion des processus

Pierre Sabbagh : l’esprit d’analyse au service du génie aéronautique et de la planification stratégique

Notre MBA du mois, Pierre Sabbagh, est directeur, Stratégie et Développement des affaires, chez Bombardier Aéronautique. Embauché comme ingénieur il y a une quinzaine d’années, il a travaillé sur différents modèles d’avions, y compris le C-Series. Ses études de MBA l’ont «propulsé» dans le monde de la stratégie. En effet, une fenêtre s’est ouverte lorsque, comme ingénieur en conception avancée, il a eu à travailler avec des spécialistes en marketing et en stratégie. Il s’est découvert un point commun avec tous ces gens : l’esprit d’analyse. «Le MBA fut un catalyseur pour ma carrière, dit-il. Je l’ai commencé à 30 ans et je suis content d’avoir attendu un peu. Aujourd’hui, je fais partie d’une équipe qui influence les grandes décisions de l’entreprise et je me considère privilégié de pouvoir exercer ce métier stimulant dans un des sièges sociaux les plus importants de Montréal.»

À sa sortie de l’École Polytechnique, Pierre Sabbagh entre immédiatement chez Bombardier Aéronautique où il a été remarqué lors d’un stage, l’été précédent. Pas de hasard ici, c’est exactement la carrière à laquelle il se destine : diplôme en génie mécanique avec concentration en aéronautique.
 


Mars 2009 - Enjeux mondiaux - l'alimentaire particulièrement

Jacques Tremblay, MBA et agronome

Notre MBA du mois est Jacques Tremblay, coordonnateur national du marketing, chez Agribrands Purina Canada. Il a grandi dans le monde agricole et y a travaillé toute sa vie. Même s’il exerce aujourd’hui des fonctions administratives, ses connaissances en agronomie restent indispensables. «Pour élaborer des stratégies de marketing, il faut connaître les exigences du marché. Et les êtres humains à qui on s’adresse», dit-il.

Jacques Tremblay a passé son enfance à Varennes, sur la rive sud. Son père était le gérant d’une ferme appartenant à un commerçant de Montréal. En plus d’exploiter un troupeau de vaches laitières, le propriétaire, fourreur de son état, s’adonnait à l’élevage du renard argenté. À la renardière, au temps des mises bas, on comptait parfois jusqu’à 5000 femelles. L’étable pouvait accueillir 110 têtes. Étant donné que l’agriculture était moins mécanisée qu’aujourd’hui, il fallait un gérant et une main-d’oeuvre abondante pour faire fonctionner cette grosse ferme, nous explique-t-il.


Février 2009 - Gestion des connaissances

Loreto Navarrete : gestionnaire de projets

Loreto Navarrete met ses compétences au service d’une équipe professionnelle spécialisée dans la conception et la production d’outils d’apprentissage en ligne. Elle est gestionnaire de projets chez Technomedia, une entreprise internationale qui offre des solutions Web pour la gestion et la formation des ressources humaines et, en parallèle, des formations sur mesure par le net. Née en Espagne, elle a choisi très tôt de vivre à Montréal. Elle a 15 ans quand ses parents s’installent au Québec, un âge où on prend rapidement racine. Quelques années plus tard, lorsque son père accepte un poste à l’étranger et que toute la famille plie bagage, elle prend la décision de rester ici. Pour être près de ses amis et continuer ses études en français. Diplômée en sciences politiques de l’Université de Montréal, elle se destine d’abord à une carrière en relations internationales; elle travaillera même pendant un certain temps à Bruxelles, au siège de l’Union européenne. Puis, son goût personnel et ses dispositions l’amènent vers l’entreprise privée. Trilingue, détentrice d’un MBA d’une grande école européenne, Loreto Navarrete nous a reçu au siège social de Technomedia, au centre-ville de Montréal, où elle s’occupe de la production de formations en ligne conçues sur mesure pour des entreprises qui oeuvrent dans tous les secteurs de l’économie.


Décembre 2008 - Janvier 2009 - Transport et économie durable

Tony Bergeron, vice-président, Aviation d’affaires

Notre MBA du mois, Tony Bergeron, est vice-président, Aviation d’affaires, chez GE Capital Solutions. Depuis Montréal, il dirige l’équipe de GE qui offre du financement aux entreprises canadiennes désireuses d’acquérir un avion ou un hélicoptère. L’aviation d’affaires est un secteur haut de gamme où la plus grande discrétion est de rigueur. Tony Bergeron côtoie les chefs de grandes entreprises, qui sont souvent les principaux utilisateurs de ces appareils valant entre un et soixante millions de dollars pièce. Pour réussir auprès de cette clientèle, il faut être soi-même discret, avoir du tact et du jugement, et au plan professionnel, il faut avoir un esprit créatif capable de trouver rapidement des solutions aux problèmes qui se présentent. Tony Bergeron, 36 ans, cultive toutes ces qualités, mais il sait rester modeste et n’aime pas qu’on insiste sur son jeune âge. Originaire de la Ville de Québec, il a fréquenté dans son enfance les hangars de l’aéroport Jean-Lesage, où son père, un ancien pilote et inspecteur en aéronef, était responsable de l’entretien de la flotte d’avions du Gouvernement du Québec. Il en a gardé une passion pour les avions, bien qu’il ait toujours su qu’il se dirigerait en finance, sur les traces de sa mère qui est toujours active en financement commercial. Aujourd’hui, il apprécie pleinement la chance qu’il a de combiner deux secteurs d’activités qui le passionnent : l’aviation et la finance.


Octobre - novembre 2008 - La Turquie

Sirin BekBay : à l’image d’une nouvelle génération de Montréalais

Sirin Bekbay est née à Montréal de parents turcs qui ont immigré au Canada dans les années soixante. Diplômée en génie électrique de l’Université McGill et détentrice de la certification du Project Management Institute, notre MBA du mois possède déjà, malgré son jeune âge, une feuille de route qui impressionne. Développeur de logiciels chez CAE, puis chef de projet chez Motorola, fellowship au Japon et, depuis peu, chef de groupe, gestion de programme, chez Bombardier Aéronautique, Sirin Bekbay est l’incarnation d’une nouvelle génération de Montréalais, polyglotte, à l’aise dans les communications inter culturelles et branchée sur le monde.


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